Endométriose, douleur et neurodivergence : que sait-on du lien avec le TDAH et l’autisme ?

Je m’interesse de plus en plus, à titre personnel mais aussi afin d’accompagner au mieux mes consultantes, à la psychologie et à la neurodivergence. Il existe aujourd’hui un signal scientifique assez solide concernant l’association entre endométriose et TDAH. Plusieurs grandes études épidémiologiques + données génétiques récentes montrent une association. Et surtout on va bien différencer l’association de la causalité.

Avant d’aller plus loin, il faut toutefois clarifier les termes. Le TDAH, ou trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, est un trouble neurodéveloppemental. L’autisme, ou trouble du spectre de l’autisme (TSA), est lui aussi un trouble neurodéveloppemental. Ces troubles apparaissent au cours du développement et peuvent influencer, de manière variable selon les personnes, l’attention, les fonctions exécutives, les interactions sociales, la communication, le traitement sensoriel ou encore la régulation de certaines informations.

Le terme « neurodivergence » quant à lui, est un terme non médical et son périmètre varie selon les auteurs. Je me questionne aujourd’hui : pourquoi retrouve-t-on plus souvent un diagnostic de TDAH chez les femmes atteintes d’endométriose ? Et qu’en est-il de l’autisme ?

Endométriose
Femke, CC BY 4.0, Wikimedia Commons.

Endométriose et TDAH : une association retrouvée dans les grandes études

Tout commence, comme d’habitude, avec une publication scientifique ! Celle de Gao et al (2020) qui est une étude majeure dans le domaine et que vous retrouvez dans ma biblio plus bas. Les chercheurs ont utilisé plusieurs registres nationaux suédois et suivi 854 361 femmes, nées entre 1973 et 1990, de l’adolescence jusqu’en 2016. Une analyse de comparaison entre sœurs a également été réalisée, ce qui permettait de réduire une partie du problème des facteurs familiaux partagés.

Ils ont trouvé que les femmes atteintes d’endométriose avaient davantage de diagnostics psychiatriques ultérieurs, notamment de TDAH. Dans l’analyse entre sœurs, le HR ajusté pour le TDAH était de :

HR = 1,98 ; IC95 % 1,34–2,93.

Autrement dit, dans cette population, l’association avec un diagnostic ultérieur de TDAH persistait même lorsque les femmes atteintes d’endométriose étaient comparées à leurs propres sœurs. Mais il y a quelque chose de particulièrement intéressant : la relation semble aller dans les deux directions ! C’est-à-dire que les femmes ayant déjà un diagnostic de TDAH étaient également plus susceptibles d’être ensuite diagnostiquées avec une endométriose. Cette co-occurrence bidirectionnelle pourrait résulter des éléments suivants :

  • facteurs génétiques communs
  • mécanismes neurobiologiques communs
  • inflammation
  • douleur chronique
  • particularités de perception/modulation de la douleur
  • facteurs hormonaux
  • facteurs environnementaux
  • biais de diagnostic ou de recours aux soins

Les auteurs eux-mêmes concluent qu’une partie de l’association peut être liée à une susceptibilité familiale commune, mais que d’autres mécanismes doivent être étudiés.

Cerveau TDAH
Original source (verified, 2005-07-21): Cerebral Glucose Metabolism in Adults with Hyperactivity of Childhood Onset: Zametkin AJ, Nordahl TE, Gross M, King AC, Semple WE, Rumsey J, Hamburger S, Cohen RM. (1990) Cerebral glucose metabolism in adults with hyperactivity of childhood onset. New England Journal of Medicine 1990; 323(20): 1361-1366. November 15, 1990 doi:10.1056/NEJM199011153232001 Author address: Section on Clinical Brain Imaging, National Institute of Mental Health, NIH, Bethesda, MD 20892.

Que nous apprennent les études génétiques sur le lien entre endométriose et TDAH ?

Et il y a une autre publication très récente, parue en janvier 2026 dans Journal of Ovarian Research : Li et al. ,“Deciphering the shared genetic architecture between female reproductive disorders and psychiatric disorders”. Elle utilise des données GWAS et plusieurs méthodes génétiques : LDSC, HDL, analyses cross-trait, fine mapping et randomisation mendélienne. Et là, le signal endométriose-TDAH réapparaît.

Corrélation génétique :

rg = 0,21 avec : p = 1,40 × 10⁻⁵ après correction FDR.

Une deuxième méthode, HDL, retrouve également une corrélation :

rg = 0,17 ; p = 1,05 × 10⁻⁶.

Donc on commence à voir un recouvrement génétique statistique entre les deux phénotypes. Les auteurs identifient notamment deux loci communs entre endométriose et TDAH :

  • rs9689096, associé au gène SMIM29
  • rs6650130, associé à DNAJC1

Mais, et c’est important, les fonctions exactes de ces variants dans le lien endométriose/TDAH restent à démontrer expérimentalement. Les auteurs eux-mêmes appellent à des études fonctionnelles supplémentaires !

Donc, en gros, les données génétiques récentes suggèrent que l’association entre endométriose et TDAH pourrait en partie reposer sur une architecture génétique commune. Cela ne signifie toutefois pas qu’un trouble provoque l’autre.

Et on a une autre étude génétique récente : encore plus intéressante… et plus nuancée, celle de Rostvall et al. Qui ont publié en 2025 un très gros travail de génétique psychiatrique sur l’endométriose. Attention par contre : il s’agit d’un préprint medRxiv, donc pas encore évalué par les pairs. Mais il est extrêmement intéressant.

Les auteurs retrouvent : Endométriose ↔ TDAH

rg = 0,21 ; p = 8,09 × 10⁻⁶

et plus de 600 marqueurs génétiques communs selon leur analyse polygenique ! Pour l’autisme, le recouvrement génétique est beaucoup plus faible. Ils trouvent seulement 142 marqueurs partagés, avec seulement 26 % de concordance des directions d’effet.

Donc cette étude ne permet absolument pas de mettre : TDAH = autisme = endométriose dans le même panier. Au contraire, elle suggère une différence assez nette entre le TDAH et l’autisme.

Endométriose et autisme

Une étude japonaise récente est particulièrement importante de Furukawa et al., 2025/2026, ont étudié 30 020 couples mère-enfant, dont 3 496 mères ayant une endométriose.

Chez les enfants :

  • ASD chez les enfants de mères sans endométriose : 2,7 %
  • ASD chez les enfants de mères avec endométriose : 2,9 %

OR ajusté :

1,04 ; IC95 % 0,84–1,29 → pas d’association statistiquement significative.

Donc l’hypothèse « l’inflammation maternelle liée à l’endométriose augmente le risque d’autisme chez l’enfant » n’est pas confirmée par cette grande cohorte. C’est d’autant plus intéressant qu’il existait une hypothèse biologique plausible autour de la “maternal immune activation (MIA)” et des cytokines inflammatoires.

Et chez les femmes autistes elles-mêmes ? Il existe quelques signaux. Une étude récente sur la santé reproductive de personnes autistes assignées femmes à la naissance a comparé :

  • 165 personnes autistes
  • 146 témoins non autistes.

L’endométriose était rapportée chez :

  • 6,1 % des personnes autistes
  • 4,1 % des témoins

OR = 1,42, mais IC95 % 0,50–4,05, donc non significatif.

Après ajustement pour la neurodivergence :

OR = 1,18 ; IC95 % 0,36–3,86.

Donc là encore : signal possible, mais pas de preuve d’une association spécifique avec l’endométriose.

Par contre une “ancienne” étude de 2018 sur des femmes autistes avec ou sans hypermobilité généralisée rapportait davantage d’endométriose dans le groupe autisme + hypermobilité

  • ASD seul : 5 %
  • ASD + hypermobilité : 30 %

Mais l’échantillon était minuscule : 85 femmes autistes, dont seulement 20 dans le groupe hypermobile. Et l’étude reposait notamment sur des données rapportées par les participantes.

Douleurs chroniques
Bazzari, A.H., Bazzari, F.H. Advances in targeting central sensitization and brain plasticity in chronic pain. Egypt J Neurol Psychiatry Neurosurg 58, 38 (2022). https://doi.org/10.1186/s41983-022-00472-y

Autisme, règles et douleur : une question différente de celle de l’endométriose

En revanche, il existe un vrai sujet autour de la douleur chez les femmes autistes. Les données sur la santé reproductive des femmes autistes montrent davantage de problèmes menstruels, notamment :

  • dysménorrhées  
  • règles irrégulières
  • saignements importants
  • difficultés sensorielles
  • difficultés à communiquer les symptômes
  • amplification de certaines difficultés émotionnelles ou sensorielles autour des règles.

Une revue récente consacrée spécifiquement à autisme, menstruation et santé mentale souligne que l’expérience de la douleur menstruelle peut être influencée par :

  • la sensibilité sensorielle
  • l’interoception
  • les difficultés à identifier les sensations internes
  • les difficultés de communication
  • la tendance éventuelle à intérioriser les symptômes
  • le contexte social et médical.

Et une étude de 2025 portant sur des femmes autistes rapporte des niveaux élevés de douleur, d’anxiété liée à la douleur et d’interférence de la douleur avec la vie quotidienne.

Donc attention à une distinction fondamentale entre « Les personnes autistes ont davantage d’endométriose » qui est différente de « Les personnes autistes peuvent avoir une expérience différente de la douleur, des règles et des soins gynécologiques ».

C’est ici que la notion de sensibilisation centrale devient intéressante. Et là, on rejoint directement la physiopathologie de l’endométriose. Une revue systématique de 2019 consacrée à la sensibilisation centrale dans la douleur liée à l’endométriose a analysé 15 publications.

Elle décrit plusieurs mécanismes : lésion inflammatoire → stimulation nociceptive persistante → sensibilisation périphérique → modifications de la transmission centrale → amplification de la douleur.

Les auteurs discutent notamment :

  • neuro-inflammation
  • prolifération nerveuse dans les lésions
  • médiateurs inflammatoires
  • neurogenèse
  • sensibilisation viscérale
  • sensibilisation centrale
  • modifications des circuits cérébraux de la douleur.

Endométriose et sensibilisation centrale : quand la douleur modifie le système nerveux

Et cette notion a énormément évolué depuis. Une très grosse revue de 2026 dans Endocrine Reviews décrit désormais l’endométriose douloureuse comme résultant de l’interaction entre : endocrinologie + immunité + système nerveux + neuroangiogenèse + plasticité neuronale.

Les auteurs parlent de sensibilisation périphérique, centrale et inter-organes. Et ils montrent que la douleur peut persister indépendamment de la quantité de lésions visibles. Et le TDAH a lui aussi un lien avec la douleur chronique ! Une revue de portée publiée en 2026 a analysé 50 études sur TDAH et douleur chronique. Elle retrouve de manière assez constante une association entre : TDAH ↔ douleur chronique, avec davantage de douleur et davantage de retentissement fonctionnel chez les personnes présentant davantage de symptômes TDAH.

Les mécanismes proposés impliquent notamment :

  • dopamine
  • noradrénaline
  • traitement sensoriel
  • modulation descendante de la douleur
  • attention
  • sensibilisation centrale.

Une hypothèse mécanistique peut toutefois être envisagée pour expliquer pourquoi l’endométriose et le TDAH pourraient, chez certaines personnes, s’accompagner d’une expérience particulière de la douleur. Dans l’endométriose, l’inflammation persistante et la stimulation répétée des voies nociceptives peuvent progressivement favoriser une sensibilisation du système nerveux, notamment une sensibilisation centrale, susceptible de modifier la manière dont les signaux douloureux sont transmis, modulés et interprétés par le cerveau. De leur côté, les personnes présentant un TDAH peuvent présenter des particularités des systèmes dopaminergique et noradrénergique, ainsi que de l’attention, du traitement sensoriel et des mécanismes de modulation de la douleur. Il est donc envisageable que, lorsque ces deux conditions sont présentes simultanément, l’interaction entre inflammation chronique, sensibilisation centrale, systèmes de neurotransmission et traitement sensoriel puisse contribuer à une expérience de la douleur différente ou plus complexe. Il s’agit cependant d’une hypothèse mécanistique : cette chaîne causale n’a pas encore été démontrée chez les femmes présentant à la fois une endométriose et un TDAH, et elle ne permet donc pas, à ce stade, d’affirmer que l’une des deux conditions est responsable de l’autre.

Autisme et douleurs
MissLunaRose12, CC BY-SA 4.0 , via Wikimedia Commons

Hormones, cycle menstruel et TDAH : pourquoi les fluctuations hormonales pourraient compter

Et les hormones ? Là aussi, il y a quelque chose de très intéressant

Une revue systématique publiée en 2025 sur : « ADHD and Sex Hormones in Females » a analysé 11 études. Elle conclut que les données disponibles suggèrent une relation entre les fluctuations hormonales et les symptômes du TDAH chez les femmes, notamment autour du cycle menstruel.

Les périodes de baisse d’œstrogènes semblent particulièrement intéressantes. Pourquoi ? Parce que les œstrogènes ont des interactions avec dopamine, sérotonine, noradrénaline, système HPA, régions préfrontales, ganglions de la base. Et la dopamine est évidemment centrale dans la physiopathologie du TDAH. La revue souligne notamment que plusieurs études rapportent une aggravation des symptômes TDAH en phase lutéale tardive/prémenstruelle, période caractérisée par une modification importante de l’environnement œstrogénique et progestatif.

L’endométriose est elle-même une maladie fortement influencée par les œstrogènes ; caractérisée par une inflammation ; associée à une résistance à la progestérone dans certains tissus et impliquée dans des phénomènes neuro-immunitaires. La revue 2026 sur la douleur de l’endométriose place justement les interactions entre signalisation œstrogénique, résistance à la progestérone, inflammation et sensibilisation neuronale au cœur du modèle physiopathologique actuel.

Les hormones sexuelles constituent une piste biologique plausible pouvant contribuer aux deux phénomènes, mais le lien spécifique entre fluctuations hormonales, TDAH et endométriose reste à démontrer.

Bon et puis j’ai découvert un autre élément extrêmement intéressant : c’est le “cerveau de l’endométriose”. La revue de Maulitz et al., publiée dans Frontiers in Neuroendocrinology en 2022, a étudié les données de neuro-imagerie disponibles. Elle décrit des modifications potentielles dans des régions impliquées dans :

  • douleur
  • émotions
  • cognition
  • autorégulation
  • récompense.

Les auteurs parlent prudemment d’un possible « endometriosis brain ». Mais ils insistent sur une limite fondamentale : on ne sait pas si ces modifications sont causées par l’endométriose, la douleur chronique, les comorbidités psychiatriques ou l’interaction de ces facteurs. Et le nombre de patientes étudiées en neuro-imagerie était extrêmement faible : environ 30 personnes au total dans les études considérées. Donc ces résultats permettent seulement d’expliquer une part de la neurobiologie de l’endométriose, mais pas une preuve de cerveau neurodivergent.

Endométriose, TDAH et brouillard cognitif : où s’arrête la douleur et où commence la neurodivergence ?

Il y a pourtant une question fondamentale à se poser : lorsqu’une personne atteinte d’endométriose présente des difficultés attentionnelles, une fatigue importante, des troubles du sommeil, un brouillard cognitif, de l’irritabilité, une hypervigilance, de l’anxiété ou encore des difficultés de régulation émotionnelle et de fonctionnement au quotidien, faut-il nécessairement y voir les manifestations d’une neurodivergence ? La douleur chronique et son retentissement peuvent en effet entraîner de nombreuses conséquences cognitives, émotionnelles et sociales, parfois suffisamment importantes pour donner l’impression de symptômes neurodéveloppementaux. À l’inverse, une personne présentant un TDAH ou un trouble du spectre de l’autisme peut avoir des particularités dans sa manière de percevoir, filtrer, catégoriser, communiquer, tolérer ou interpréter les sensations corporelles, et notamment la douleur. Il est donc essentiel de ne pas confondre les manifestations cognitives et comportementales secondaires à une douleur chronique avec un trouble neurodéveloppemental préexistant. La question devient alors particulièrement importante chez les personnes qui présentent les deux : distinguer ce qui relève de leur fonctionnement neurodéveloppemental de ce qui peut être la conséquence (ou l’amplification) d’une douleur chronique et de ses répercussions sur le système nerveux.

Conclusion

Ce que l’on sait:

  • l’endométriose est associée à davantage de comorbidités psychiatriques
  • une grande cohorte suédoise retrouve une association importante avec le TDAH
  • une étude génétique de 2026 retrouve une corrélation génétique endométriose-TDAH
  • le TDAH est lui-même associé à la douleur chronique
  • les symptômes TDAH peuvent fluctuer avec les hormones sexuelles
  • l’endométriose implique des mécanismes neuro-inflammatoires et de sensibilisation centrale
  • les femmes autistes présentent davantage de difficultés menstruelles et des particularités sensorielles/interoceptives

Ce qui est plausible mais non démontré:

  • un terrain génétique commun entre endométriose et certains troubles neurodéveloppementaux
  • une interaction entre hormones sexuelles, dopamine et symptômes TDAH chez les femmes atteintes d’endométriose
  • une interaction entre sensibilisation centrale et particularités sensorielles du TDAH/autisme
  • un parcours diagnostique particulièrement complexe chez certaines femmes neurodivergentes atteintes d’endométriose.

Pour rappel : je ne suis ni médecin, ni pharmacienne. Un conseil en herboristerie ou naturopathie ne remplacera jamais un avis médical. Consultez votre médecin traitant ou un spécialiste en première intention.

Vous pouvez télécharger mon PDF gratuit sur l’endométriose ici.

Douleurs et cerveau
Jaaniste, T.; Noel, M.; Yee, R.D.; Bang, J.; Tan, A.C.; Champion, G.D. Why Unidimensional Pain Measurement Prevails in the Pediatric Acute Pain Context and What Multidimensional Self-Report Methods Can Offer. Children 2019, 6, 132. https://doi.org/10.3390/children6120132

Références

Gao et al., 2020 – cohorte suédoise, endométriose/TDAH
Psychiatric comorbidity among women with endometriosis: nationwide cohort study in Sweden.
PubMed – Gao et al. 2020

Li et al., 2026 – génétique endométriose/TDAH
Deciphering the shared genetic architecture between female reproductive disorders and psychiatric disorders.
Article intégral – Journal of Ovarian Research

Maulitz et al., 2022 – endométriose, cerveau et psychiatrie
Endometriosis, psychiatric comorbidities and neuroimaging: Estimating the odds of an endometriosis brain.
PubMed – Maulitz et al.

Zheng et al., 2019 – sensibilisation centrale
Research on central sensitization of endometriosis-associated pain: a systematic review of the literature.
PubMed – Zheng et al.

Revue 2026 – neuro-immunité de la douleur endométriosique
Endometriosis-associated Pain: Mechanism, Neuroimmune Signature, and Translational Precision Strategies.
Article – Endocrine Reviews, 2026

Osianlis et al., 2025 – TDAH et hormones sexuelles
ADHD and Sex Hormones in Females: A Systematic Review.
Article intégral – Journal of Attention Disorders

2026 – TDAH et douleur chronique
Attention-deficit/hyperactivity disorder and chronic pain: a scoping review of epidemiology, clinical phenotypes, mechanisms, and treatment.

Furukawa et al., 2025/2026 – endométriose maternelle et autisme chez l’enfant
Article intégral – BMC Pregnancy and Childbirth

Bokor L, Happé F, Weir E, Lu D, Stewart GR, Martini MI, Taylor MJ. Reproductive health and healthcare experiences in autistic and non-autistic individuals assigned female at birth. Womens Health (Lond). 2026 Jan-Dec;22:17455057261465645. doi: 10.1177/17455057261465645. Epub 2026 Jul 7. PMID: 42411262; PMCID: PMC13342387.

Skommer J, Gunesh K. Autism, menstruation and mental health- a scoping review and a call to action. Front Glob Womens Health. 2025 Jun 25;6:1531934. doi: 10.3389/fgwh.2025.1531934. PMID: 40635787; PMCID: PMC12237902.

 

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