Bardane (Arctium lappa) et cancer

Il y a peu, je vous parlais du pissenlit en cas de cancer, ces « mauvaises herbes » bien de chez nous qui s’avèrent être de véritables bombes thérapeutiques et de belles alliées en soins de support en cancérologie ! Je vous livre ici différents éléments que j’ai compilés, extraits de plusieurs articles concernant le potentiel de la bardane (Arctium lappa) dans la lutte contre le cancer. Il existe un grand nombre de sources, alors j’ai essayé de faire le tri et de retenir les plus représentatives. En tout cas une chose est sûre : la bardane n’a pas fini de faire parler d’elle en oncologie !

Point important pour la pratique : toutes ces études sont menées in vitro ou sur souris (#STOPexperimentationanimale), aucune étude clinique sur humains. Ces résultats sont prometteurs mais restent expérimentaux. Ils ne constituent pas à ce stade une recommandation clinique, mais ouvrent des pistes de recherche intéressantes en oncologie intégrative et métabolique. J’ai essayé d’organiser cet article de manière à faire ressortir les propriétés principales utiles en cancéro, en vous citant à chaque fois le détail des études correspondantes (cf biblio).

Comme très souvent, ces études ne sont pas transposables chez l’homme. C’est-à-dire qu’il est impossible de connaitre le dosage et la concentration de plantes. Donc je vous propose une section tout à la fin pour un usage de la bardane à la maison, dans une perspective soin de support/bien-être, sous sa forme “herboristerie classique” utilisable en accompagnement des traitements (toujours en accord avec votre équipe médicale).

Allez, c’est parti…

Bardane et cancer

Les effets de la bardane sur les cellules cancéreuses

Dans cette première étude (1), les chercheurs se sont intéressés aux parties aériennes de la bardane (Arctium lappa) afin d’identifier quelles fractions de la plante pourraient avoir une activité biologique intéressante. Ils ont d’abord fractionné l’extrait de manière ciblée, puis testé ces fractions sur des cellules de cancer du sein (MCF-7), de cancer colorectal (HCT-116) ainsi que sur des cellules normales, afin d’évaluer à la fois l’efficacité et la sélectivité.

Parmi les différentes fractions, celle extraite à l’hexane (EHX) s’est révélée la plus active. En laboratoire, elle a réduit la survie des cellules cancéreuses du sein, tout en ayant également un effet mesurable sur des cellules non tumorales. Les observations au microscope ont confirmé que cette fraction induisait une apoptose (autrement dit une mort cellulaire programmée) dans les cellules MCF-7. Sur le plan moléculaire, les chercheurs ont noté une augmentation de plusieurs voies de signalisation impliquées dans la régulation du cycle cellulaire et des réponses au stress, notamment p53, TGF-β et NF-κB (impliquées dans la régulation du cycle cellulaire, de l’inflammation et de la survie cellulaire).

Un point particulièrement intéressant est l’effet observé sur les mécanismes liés à la dissémination tumorale. La fraction EHX a freiné plusieurs étapes clés de la cascade métastatique in vitro : la prolifération des cellules cancéreuses, mais aussi leur capacité à migrer, envahir les tissus et former de nouvelles colonies. Par ailleurs, elle a montré une activité anti-angiogénique notable (c’est-à-dire une capacité à perturber la formation de nouveaux microvaisseaux) avec en parallèle une diminution de l’expression du VEGF-A, un facteur majeur de la vascularisation tumorale.

L’analyse chimique a permis d’identifier plus de vingt composés dans cette fraction, dont le stigmasterol, le bêta-sitostérol et le 3-O-acétyllupéol, ainsi qu’une richesse importante en composés phénoliques et flavonoïdes, cohérente avec une activité antioxydante mesurée.

Ces résultats suggèrent que la bardane contient des molécules capables d’agir sur plusieurs processus impliqués dans la progression tumorale, au moins dans des modèles cellulaires ! Néanmoins, il est essentiel de rappeler que ces données restent précliniques. Elles ne permettent pas de conclure à une efficacité chez l’être humain ni de modifier une prise en charge oncologique. Elles ouvrent en revanche des pistes de recherche intéressantes en oncologie intégrative et illustrent la complexité des effets biologiques des extraits végétaux selon leur mode de préparation et leur composition.

Les lignanes de la bardane : un potentiel contre la chimiorésistance

La bardane renferme des composés naturels appelés lignanes, des molécules végétales qui présentent de nombreuses activités biologiques intéressantes. Jusqu’à présent, leur capacité à aider les cellules cancéreuses à redevenir sensibles aux traitements (ce que l’on appelle la résistance multiple aux médicaments, ou MDR) avait toutefois été peu étudiée.

Dans ce second travail (2), les chercheurs ont isolé six lignanes à partir des graines de bardane : arctigénine, matairésinol, arctiine, (iso)lappaol A, lappaol C et lappaol F. Leur objectif était d’observer si ces composés pouvaient améliorer l’efficacité de la doxorubicine, une chimiothérapie bien connue, sur des cellules cancéreuses devenues résistantes. Les tests ont été réalisés sur deux lignées cellulaires particulièrement difficiles à traiter, car elles produisent en excès des pompes d’efflux (notamment la P-gp) qui expulsent les médicaments hors de la cellule et diminuent ainsi leur efficacité.

Les résultats sont intéressants d’un point de vue mécanistique et translationnel. Lorsqu’ils sont associés à la doxorubicine, tous les lignanes ont montré un effet synergique dans une première lignée cellulaire, ce qui signifie que la combinaison agit mieux que chaque substance seule. Dans la seconde lignée, plusieurs lignanes (dont le matairésinol, l’arctiine, le lappaol C et le lappaol F) ont également renforcé l’action de la chimiothérapie. Plus encore, lorsque les lignanes étaient combinés à la fois avec la doxorubicine et une saponine (la digitonine), l’effet de levée de résistance était encore amplifié.

Sur le plan du mécanisme, les lignanes semblent agir en freinant/modulant l’activité de la P-glycoprotéine (ABCB1), protéine clé impliquée dans la chimiorésistance. Les chercheurs ont observé une augmentation de la rétention intracellulaire de la rhodamine 123, un marqueur classique du fonctionnement de cette pompe. Autrement dit, en présence de ces composés végétaux, la cellule cancéreuse expulse moins efficacement les substances, ce qui pourrait permettre à la chimiothérapie de mieux agir.

Pour le praticien comme pour le patient expert, ces données ouvrent une piste de réflexion intéressante : certains constituants naturels de la bardane pourraient, à terme, jouer un rôle d’adjuvant pour améliorer la sensibilité des cellules cancéreuses aux traitements conventionnels. Nous restons bien sûr au stade préclinique, sur modèles cellulaires, ce qui invite à la prudence dans l’interprétation. Néanmoins, cette étude apporte un premier éclairage prometteur sur le potentiel chémosensibilisant des lignanes de bardane et mérite d’être suivie de travaux complémentaires, notamment in vivo et cliniques.

Bardane et cancer

Arctigénine : une molécule clé étudiée en cancérologie (8)

Il existe de nombreuses études sur l’arctigénine. L’une d’elle a montré que l’arctigénine est un des phytocomposés spécifiques au cancer et qu’elle est en partie responsable de la cytotoxicité tumorale sélective de cette plante médicinale (9).

On le sait, les cellules cancéreuses se multiplient très rapidement. Cette croissance accélérée crée un problème majeur : leurs besoins en nutriments et en oxygène dépassent souvent ce que leur environnement peut leur fournir, notamment parce que la vascularisation tumorale est souvent désorganisée et insuffisante.

Malgré ça, les cellules tumorales ont développé une capacité remarquable d’adaptation. Elles peuvent survivre dans des conditions très défavorables (pauvres en nutriments et en oxygène) en modifiant leur métabolisme énergétique. Cette particularité ouvre une piste thérapeutique intéressante : plutôt que de cibler uniquement les cellules cancéreuses en conditions « normales », pourquoi ne pas viser spécifiquement celles qui survivent en situation de privation nutritionnelle ?

Pour explorer cette idée, des chercheurs (3) ont mis au point une méthode de criblage originale destinée à identifier des substances capables d’inhiber préférentiellement la survie des cellules cancéreuses lorsqu’elles sont privées de nutriments. Après avoir analysé 500 extraits de plantes médicinales issues de la médecine japonaise Kampo, ils ont identifié un extrait de bardane particulièrement prometteur. Dans des conditions de privation nutritionnelle, cet extrait provoquait une destruction complète des cellules cancéreuses testées, tout en montrant très peu de toxicité lorsque les nutriments étaient abondants.

En approfondissant leurs analyses, les chercheurs ont isolé la molécule principalement responsable de cet effet : l’arctigénine. Celle-ci s’est révélée extrêmement active à très faible dose contre les cellules cancéreuses privées de nutriments. Des tests chez la souris ont également montré une inhibition marquée de la croissance tumorale pancréatique, ce qui soutient l’intérêt potentiel de cette approche dite « d’anti-austérité » en cancérologie.

Sur le plan mécanistique, l’arctigénine semble agir en bloquant l’activation de la voie Akt induite par le manque de glucose, une voie clé qui permet normalement aux cellules cancéreuses de survivre en situation de stress nutritionnel.

Dans une autre étude (7), des chercheurs se sont intéressés à son potentiel dans le cancer du sein agressif, en étudiant son effet sur la capacité des cellules tumorales à migrer et à envahir les tissus voisins.

Les résultats montrent que l’arctigénine limite fortement la mobilité des cellules cancéreuses et leur capacité à envahir de nouveaux tissus. Cette action semble liée à une régulation à la baisse de certaines protéines clés comme MMP-2, MMP-9 et l’héparanase, qui sont impliquées dans la dégradation des structures autour des cellules et dans la progression tumorale.

L’arctigénine agit également sur l’angiogenèse, c’est-à-dire la formation de nouveaux vaisseaux sanguins nécessaires à la croissance tumorale. Dans un modèle utilisant la membrane d’embryon de poulet, son traitement a significativement réduit la formation de vaisseaux, suggérant qu’elle pourrait limiter l’apport en nutriments aux tumeurs.

Dans l’ensemble, ces travaux indiquent que l’arctigénine peut freiner la progression des cellules cancéreuses en réduisant leur migration, leur invasion et leur capacité à former de nouveaux vaisseaux. Cependant, il reste encore beaucoup à comprendre sur les mécanismes précis en jeu et sur la manière dont ces effets pourraient être utilisés dans un cadre thérapeutique sûr et efficace.

Bardane et cancer du sein : résultats des études in vitro

Les chercheurs (4) ont voulu comparer, en laboratoire, les effets d’un extrait de racine de bardane à ceux d’un médicament de chimiothérapie bien connu que nous avons déjà cité plus haut, la doxorubicine.

Pour cela, ils ont travaillé sur deux lignées de cellules de cancer du sein largement utilisées en recherche (MCF7 et MDA-MB-231), représentant deux grands profils biologiques de la maladie. Les scientifiques ont exposé ces cellules à différentes concentrations soit de doxorubicine, soit d’extrait de bardane, puis ont mesuré la survie des cellules ainsi que leur entrée en apoptose, c’est-à-dire le processus de mort cellulaire programmée.

Les résultats montrent que l’extrait de racine de bardane a réduit la viabilité des cellules cancéreuses de manière dépendante de la dose et du temps d’exposition, un comportement globalement comparable à celui de la doxorubicine dans ce modèle in vitro. Les analyses par cytométrie en flux indiquent également que l’extrait végétal induisait l’apoptose des cellules cancéreuses selon une relation dose-effet similaire à celle observée avec la chimiothérapie. Dans cette étude, certaines concentrations d’extrait de bardane (10 µg/mL) ont montré les effets antiprolifératifs et pro-apoptotiques les plus marqués sur les deux lignées cellulaires testées.

Ces observations suggèrent que des composés présents dans la racine de bardane pourraient avoir une activité anticancéreuse intéressante au niveau cellulaire, ce qui justifie la poursuite des recherches. Il est toutefois essentiel de garder en tête que ces travaux ont été réalisés en laboratoire sur des cellules isolées. À ce stade, ils ne permettent pas de conclure à une efficacité clinique chez l’être humain ni de remplacer les traitements conventionnels. 

Bardane et cancer

Activité antioxydante de la bardane : quel intérêt en cancérologie ?

Dans cette autre étude (5), les chercheurs ont voulu mieux comprendre ces effets en comparant différents types d’extraits de racine de bardane.

Pour cela, ils ont préparé plusieurs formes d’extraction (aqueuses, alcooliques, hydroalcooliques et au dichlorométhane) puis ont évalué trois paramètres principaux : la richesse en composés phénoliques (souvent associés à l’activité antioxydante), la capacité à neutraliser les radicaux libres, et l’effet sur la prolifération de cellules cancéreuses humaines en laboratoire. L’analyse chimique a confirmé la présence de molécules connues pour leur intérêt biologique, notamment l’arctigénine, la quercétine, l’acide chlorogénique et l’acide caféique.

Les résultats montrent que l’extrait hydroéthanolique est celui qui capte le mieux les radicaux libres, ce qui suggère une activité antioxydante notable. En revanche, lorsqu’on regarde l’effet direct sur des cellules cancéreuses en culture, seuls les extraits obtenus au dichlorométhane ont montré une activité antiproliférative mesurable, en particulier sur certaines lignées de cancer humain. Cela illustre un point important en phytothérapie : selon le mode d’extraction, on n’obtient pas du tout le même profil de molécules ni les mêmes effets biologiques.

Ces données sont intéressantes pour la compréhension des mécanismes d’action de la bardane, mais elles restent issues de travaux in vitro. Elles ne permettent pas de conclure à une efficacité clinique chez l’être humain. Elles rappellent l’importance, en pratique, de considérer à la fois la forme galénique, la concentration et le contexte d’utilisation lorsqu’on s’intéresse aux plantes médicinales.

Bardane et cachexie cancéreuse : une piste prometteuse

La cachexie liée au cancer est un véritable syndrome de dépérissement : le corps perd progressivement du poids, le muscle s’affaiblit et le tissu adipeux s’épuise. Ce n’est pas seulement un effet secondaire gênant du cancer : elle réduit l’efficacité des traitements et détériore la qualité de vie. Malheureusement, il n’existe encore aucun traitement pleinement efficace. L’Arctii fructus (fruits de la grande bardane Arctium lappa), n’avait jusqu’ici jamais été évaluée pour son potentiel à limiter la cachexie cancéreuse. Il faut savoir que dans notre pharmacopée européenne on utilise surtout la racine et non le fruit de la bardane. Mais en MTC, le fruit est utilisé et l’étude que j’ai dégotée est une étude chinoise justement.

Pour mieux comprendre son action, les chercheurs ont utilisé deux approches complémentaires. Chez la souris, ils ont injecté des cellules cancéreuses pour provoquer une cachexie similaire à celle observée chez l’humain (pauvres animaux, lire ces études me fend le cœur à chaque fois…). En parallèle, ils ont étudié l’effet de la plante sur des cellules cultivées en laboratoire, exposées à un milieu conditionné par ces mêmes cellules cancéreuses, afin de reproduire l’environnement toxique créé par la tumeur.

Les résultats s’avèrent prometteurs : chez les souris, le fruit de la grande bardane a réduit l’inflammation en limitant l’expression de l’IL-6, un médiateur clé de la perte musculaire, et a protégé à la fois les muscles et les tissus adipeux. Cela s’est traduit par une diminution de la mortalité et par une meilleure préservation du poids corporel. Dans le tissu adipeux, la plante a également contribué à normaliser le métabolisme en régulant certaines protéines impliquées dans la dépense énergétique. In vitro, là où les cellules cancéreuses favorisaient la dégradation musculaire et freinaient la maturation des cellules adipeuses, le fruit de la grande bardane a inversé ces effets, préservant la santé des myoblastes et des adipocytes.

Dans l’ensemble, ces observations suggèrent que l’Arctii Fructus pourrait devenir un complément intéressant pour les patients souffrant de cachexie cancéreuse. Elle agit à la fois sur l’inflammation, le métabolisme énergétique et la préservation des tissus, offrant une approche naturelle pour soutenir le corps face aux effets effets secondaires des traitements.

Bardane et cancer

Comment utiliser la bardane en soin de support ?

La bardane fait partie de ces plantes que j’utilise souvent en accompagnement… mais jamais au hasard, et toujours en accord avec l’oncologue et les traitements conventionnels en place. Parce que derrière son image de “plante détox”, il y a en réalité une logique beaucoup plus intéressante : celle du désengorgement des émonctoires, en douceur. Foie, reins, peau. Trois portes de sortie. Trois organes qui, pendant un parcours oncologique, sont souvent mis à rude épreuve.

En tant que soin de support, la racine de bardane va agir comme un soutien global de l’élimination :

  • Elle accompagne en douceur le foie, relance la production et l’évacuation de la bile
  • Elle participe aux fonctions physiologiques de détoxification hépatique, sans que son impact sur les traitements anticancéreux ne soit établi
  • Elle apporte une protection antioxydante non négligeable dans des contextes de stress oxydatif élevé (post chimio ou radiothérapie)

La bardane va aussi :

  • soutenir la fonction rénale en augmentant légèrement la diurèse
  • relancer une digestion souvent ralentie (fatigue, traitements, stress)
  • améliorer certains inconforts comme les ballonnements ou la constipation légère

Et puis il y a la peau. On l’oublie souvent, mais dans les parcours de soins lourds, elle devient un véritable organe d’élimination secondaire: réactions cutanées, inflammations, éruptions… Dans ces cas-là, la bardane peut aider à désengorger en profondeur, plutôt que de simplement “calmer en surface”.

Décoction et infusion de bardane : les formes que je privilégie

En pratique, j’utilise principalement la bardane en décoction de racines.

  • 1 cuillère à soupe de racines sèches pour 250 à 300 ml d’eau
  • on porte à ébullition, puis on laisse frémir une dizaine de minutes
  • à boire 2 à 3 fois par jour, idéalement avant les repas

En cure de 10 à 15 jours, renouvelable au cas par cas. Pour les terrains plus fragiles, une infusion plus légère peut suffire.

Ensuite sur un foie qui n’est pas en souffrance, il est possible d’utiliser l’alcoolature ou la teinture de la racine, à raison de 30 à 90 gouttes, jusqu’à 3x/jour.

Même si la bardane est une plante douce, elle n’est pas anodine. Quelques précautions d’emploi :

  • Prudence en cas d’allergie aux astéracées
  • À éviter pendant grossesse et allaitement
  • Vigilance chez les personnes diabétiques (effet possible sur la glycémie)

Et surtout : on ne rajoute pas une plante sur un terrain déjà épuisé sans réfléchir à la stratégie globale. C’est là tout l’art de l’accompagnement avec les plantes. Ne vous improvisez pas herboriste du dimanche sans en référer à des praticiens formés et à votre oncologue !

Pour rappel: je ne suis ni médecin, ni pharmacienne. Un conseil en herboristerie ou naturopathie ne remplacera jamais un avis médical. Ne suivez jamais les conseils d’un praticien vous recommandant d’arrêter vos traitements. 

Vous pouvez télécharger mon PDF gratuit sur l’accompagnement en cancérologie ici

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Bardane et cancer

Références Bardane et cancer 

(1) Taleb Agha M, Baharetha HM, Al-Mansoub MA, Tabana YM, Kaz Abdul Aziz NH, Yam MF, Abdul Majid AMS. Proapoptotic and Antiangiogenic Activities of Arctium Lappa on Breast Cancer Cell Lines. Scientifica (Cairo). 2020 May 17;2020:7286053. doi: 10.1155/2020/7286053. PMID: 32509375; PMCID: PMC7254072.

(2) Su S, Cheng X, Wink M. Natural lignans from Arctium lappa modulate P-glycoprotein efflux function in multidrug resistant cancer cells. Phytomedicine. 2015 Feb 15;22(2):301-7. doi: 10.1016/j.phymed.2014.12.009. Epub 2015 Jan 2. PMID: 25765837.

(3) Awale S, Lu J, Kalauni SK et al (2006) Identification of arctigenin as an antitumor agent having the ability to eliminate the tolerance of cancer cells to nutrient starvation. Cancer Res 66:1751–1757

(4) Ghafari F, Rajabi MR, Mazoochi T, Taghizadeh M, Nikzad H, Atlasi MA, Taherian, Comparing Apoptosis and Necrosis Effects of Arctium Lappa Root Extract and Doxorubicin on MCF7 and MDA-MB-231 Cell Lines. Asian Pac J Cancer Prev. 2017 Mar 1;18(3):795-802.

(5) Predes FS, Ruiz AL, Carvalho JE, Foglio MA, Dolder H. Antioxidative and in vitro antiproliferative activity of Arctium lappa root extracts. BMC Complement Altern Med. 2011 Mar 23;11:25.

(6) Han YH, Mun JG, Jeon HD, Yoon DH, Choi BM, Kee JY, Hong SH. The Extract of Arctium lappa Fruit (Arctii Fructus) Improves Cancer-Induced Cachexia by Inhibiting Weight Loss of Skeletal Muscle and Adipose Tissue. Nutrients. 2020 Oct 19;12(10):3195. doi: 10.3390/nu12103195. PMID: 33086629; PMCID: PMC7603378.

(7) Lou C, Zhu Z, Zhao Y, Zhu R, Zhao H. Arctigenin, a lignan from Arctium lappa L., inhibits metastasis of human breast cancer cells through the downregulation of MMP-2/-9 and heparanase in MDA-MB-231 cells. Oncol Rep. 2017 Jan;37(1):179-184. doi: 10.3892/or.2016.5269. Epub 2016 Nov 23. PMID: 27878294.

(8) He Y, Fan Q, Cai T, Huang W, Xie X, Wen Y, Shi Z. Molecular mechanisms of the action of Arctigenin in cancer. Biomed Pharmacother. 2018 Dec;108:403-407. doi: 10.1016/j.biopha.2018.08.158. Epub 2018 Sep 17. PMID: 30236849.

(9) Susanti S, Iwasaki H, Itokazu Y, Nago M, Taira N, Saitoh S, Oku H. Tumor specific cytotoxicity of arctigenin isolated from herbal plant Arctium lappa L. J Nat Med. 2012 Oct;66(4):614-21. doi: 10.1007/s11418-012-0628-0. Epub 2012 Feb 16. PMID: 22350142.

(10) VALNET Jean, La phytothérapie. Se soigner par les plantes, Le Livre de Poche, 2017.

(11) LORRAIN Eric (Dr), Grand manuel de phytothérapie, Editions Dunod, 2019.

(12) CORJON Gilles (Dr), Se soigner par les plantes, Editions Jean-Paul Gisserot, 2018.

(13) MOORE Michael, Materia Medica d’herbalisme, Southwest school of botanical medicine, 1995. 

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