Alchémille (Alchemilla vulgaris) : propriétés médicinales hormonales et bienfaits pour la femme
Il y a peu, je vous parlais de l’Achillée millefeuille et de la place que je lui accorde dans mes accompagnements des troubles féminins. Une plante, certes essentielle, mais qui n’agit jamais isolément dans la complexité des (des)équilibres hormonaux de la femme. Dans ce paysage de plantes complémentaires, l’Alchémille occupe une place à part, à la fois singulière et intrigante. Souvent évoquée dans les troubles du cycle menstruel, les règles douloureuses ou les déséquilibres de la phase lutéale, elle laisse pourtant encore des zones d’ombre quant à la compréhension précise de ses mécanismes d’action…
Car à l’heure où les données scientifiques s’affinent avec une précision remarquable sur des plantes comme le Gattilier ou l’Actée à grappes noires (dont les effets sur l’axe hypothalamo-hypophysaire et la modulation hormonale sont désormais bien documentés) l’Alchémille, elle, résiste encore à une compréhension pleinement rationnelle. Classée parmi les plantes dites lutéotropes, elle laisse néanmoins entrevoir une action plus fine, plus diffuse, peut-être moins mesurable… mais non moins réelle dans l’accompagnement des désordres féminins.
C’est précisément dans cet espace, entre savoir empirique et recherche scientifique, que j’ai tenté de développer ma réflexion. En essayant de dresser un portrait de cette plante dans ses usages féminins traditionnels à travers la littérature: c’est à dire les retours de terrain de divers herboristes et chercheurs à travers le monde. Tout en approfondissant sa potentielle action hormonale en m’appuyant sur les dernières recherches en la matière, et en vous délivrant au passage ma manière de l’utiliser dans mes accompagnements.
Alchémille et système reproducteur féminin : tonique utérin et soutien des tissus reproducteurs
J’aime beaucoup la description qu’en fait Matthew Wood dans son Traité d’herboristerie énergétique (1) : “La feuille plissée ressemble à un manteau ou à la patte d’un gros chat, mais elle m’a toujours rappelé les membranes mésentériques qui retiennent les instestins, je suppose que j’ai une imagination médicale… C’est une signature (ou au moins, un moyen mnémotechnique) qui suggère que l’alchémille est astringente, tonique et qu’elle renforce les structures et tissus abdominaux (…)”.
L’Alchémille est avant tout une plante de structure. Astringente, hémostatique et tonique des tissus (Corjon, Valnet): elle agit en profondeur sur ce qui relâche, ce qui s’épuise, ce qui perd sa tenue. À cela s’ajoutent des propriétés anti-inflammatoires, vulnéraires et légèrement diurétiques, qui élargissent son champ d’action bien au-delà du seul système reproducteur. Elle agit à la fois sur le plan physique (en renforçant les tissus et en régulant les flux) et sur un plan plus subtil, en apportant une forme de contenance dans les périodes de vulnérabilité.
L’Alchémille agit donc comme un véritable tonique du tissu conjonctif : ligaments, tendons, muqueuses.
Elle permet :
- de redonner de la tenue aux tissus relâchés
- de soutenir l’utérus après un accouchement
- de prévenir ou accompagner une ptôse utérine
- de favoriser la tonicité des muqueuses
Son action s’étend même, de manière traditionnelle, à la fermeté des seins via des applications locales. On note que dans certains pays (entre autres en Suisse !) les femmes réalisent des cataplasmes de la plante ou de l’infusion de feuilles d’Alchemille sur des seins un peu trop flasques et “distendus” en post-partum.
Règles abondantes et saignements excessifs
Grâce à son action astringente et hémostatique marquée, l’alchémille est particulièrement indiquée en cas de menstruations abondantes (ménorragies), de métrorragies ou de saignements prolongés (Valnet, Luu & Fournier, Wood, Mulot, Corjon, Lorrain, Leclerc).
Elle est pertinente :
- en cas de règles hémmoragiques
- en période de périménopause quand les saignements sont anarchiques
- après un accouchement, lorsque le post-partum s’accompagne de saignements
- en cas de spotting ou de cycles courts
Grâce à ses tanins, elle agit en resserrant les tissus utérins et en limitant les pertes sanguines excessives.
Alchemille pour le syndrome prémenstruel (SPM) et le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM)
On peut compter sur 3 propriétés phares de la plante pour le SPM :
- son action sur la congestion pelvienne (Corjon)
- sous forme de compresses en externe pour mastose et mastodynies
- pour aider la remontée de progesterone en 2ème partie de cycle pour agir sur le trouble de l’humeur et l’irritabilité (Corjon) du TDPM.
Elle est également citée par plusieurs auteurs pour les céphalées liées au SPM.
Fibromes, kystes et endométriose : une action sur les tissus et les stagnations
Dans les cas de fibromes, kystes ovariens ou d’endométriose, l’alchémille est régulièrement intégrée aux protocoles. Son intérêt repose sur son action astringente, son effet anti-inflammatoire, sa capacité supposée à limiter certaines formes de stagnation ou d’accumulation. Sans être une plante de dissolution à proprement parler, elle accompagne les terrains marqués par des excès ou des congestions.
Claudine Luu et Annie Fournier nous disent “Effets progestatifs : douleurs des règles, syndrome prémenstruel, aide à régulariser les règles, fibromes, endométriose.”
Le Dr Lorrain précise “Activité anti-endométriosique : in vivo (rat), dans un modèle d’endométriose induite expérimentalement, l’alchémille réduit les lésions d’endométriose et l’activité inflammatoire qui s’y rattache”. Je vous mets en bibliographie la fameuse étude expérimentale menée sur les rates (7).
L’Alchemille pour le SOPK
On comprend encore mal, sur le plan strictement biologique, comment agit l’Alchémille. Et pourtant, certaines données commencent à éclairer, doucement, ce que l’on observe depuis longtemps sur le terrain.
Une étude expérimentale (malheureusement encore une fois sur des animaux, ici des rates) s’est intéressée à son effet dans le Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)(8). Je vous détaille les résultats de cette étude :
Trois groupes de rates femelles Wistar prépubères ont été constitués : un groupe SOPK, un groupe contrôle, et un groupe SOPK traité par extrait d’Alchémille. Une administration sous-cutanée de déhydroépiandrostérone (DHEA) a été réalisée pendant 35 jours dans les groupes SOPK et SOPK + Alchemille. Les rates du groupe traité ont donc également reçu, par voie orale, un extrait d’Alchémille (50 mg/100 g de poids corporel/jour) sur la même durée.
À l’issue de l’expérimentation, plusieurs paramètres ont été évalués : la pression artérielle systémique, la fonction endothéliale vasculaire, la morphologie ovarienne ainsi que les biomarqueurs endocriniens. Les niveaux de TNF-α ont également été mesurés dans l’aorte thoracique et les ovaires.
Les résultats montrent que le groupe SOPK présentait des déséquilibres hormonaux, des altérations morphologiques ovariennes et une dysfonction endothéliale, qui ont été significativement améliorés après traitement par extrait d’Alchémille. Par ailleurs, l’Alchemille a permis de réduire les niveaux de TNF-α au niveau de l’aorte et des ovaires.
Autrement dit, l’alchémille ne se contenterait pas d’agir localement sur l’utérus ou les muqueuses. Elle pourrait également intervenir sur des mécanismes plus profonds, en lien avec l’inflammation et la santé vasculaire, deux dimensions que l’on retrouve très souvent dans les troubles hormonaux féminins.
Des résultats encore exploratoires, bien sûr, mais qui viennent faire écho, de manière assez troublante, à ce que l’on observe en pratique depuis des années.
Soutien lors des grandes transitions : fausse couche, accouchement, prolapsus
L’alchémille intervient aussi dans ces moments charnières que sont l’accouchement, le post-partum et les fausses couches. Elle soutient à la fois les tissus (rétraction, cicatrisation, limitation des saignements) et offre un accompagnement plus global dans ces phases de transformation profonde :
“Utilisée au Moyen-âge par les femmes venant d’accoucher pour retendre les tissus, leur redonner leur virginité et de l’éclat aux seins flétris (…)” (Luu & Fournier)
“L’alchémille agit également sur l’utérus, renforçant les muscles et les tissus, retirant le prolapsus et l’excès d’humidité et de stagnation. Elle est utilisée dans les trois derniers mois de la grossesse comme “partus preparator”, et également dans les quelques mois suivant l’accouchement. En tant que plante astringente, tonique, nutritive et asséchante, elle restaure l’état des tissus.”(Wood)
“L’alchémille a une étonnante capacité pour restaurer les tissus déchirés, rompus ou séparés (…)” (Wood)
Le Dr Morel sur Wikiphyto parle aussi de son usage pour l’atonie pelvienne (descente d’organes).
Autres indications gynécologiques : pertes blanches, vaginites, mycoses et candidoses
Je vous cite encore une fois Matthew Wood “Culpeper dit simplement : “Vénus affirme que cette plante est la sienne”. Selon lui, elle était considérée comme spécifique pour ce problème féminin courant et quintessentiel, la vaginite ou les pertes blanches. Elle est également utilisée pour les saignements menstruels excessifs” (1).
On retrouve donc l’alchémille dans les leucorrhées (pertes blanches) (Luu & Fournier, Leclerc, Lorrain, Wood), prurit vulvaire (Leclerc), vaginites (Lorrain, Wood). Elle a en effet de belles propriétés antifongiques (anti Candida albicans) et antimicrobienne, en relation avec sa richesse en tanins (Lorrain). Elle est également très cicatrisante et vulnéraire.
Pour les ablutions/injections vaginales en application/nettoyage externe, le Docteur Valnet conseille une décoction de 100g de feuilles séchées par litre d’eau.
Marie-Antoinette Mulot, quant à elle, conseille en usage externe 40g pour 1 litre d’eau froide. Faire bouillir 5 minutes, infuser 10 min. Passer et utiliser tiède.
Claudine Luu et Annie Fournier proposent des bains de siège pour les leucorrhées ou douche vaginale à raison de 40g de plantes/1l d’infusion par bain 2 fois/jour.
Matthew Wood conseille carrément des bains avec l’infusion des feuilles, lorsqu’il y a mycoses et candidoses chroniques.
Troubles hormonaux et insuffisance lutéale (déficit en progestérone)
L’alchémille est souvent utilisée dans des tableaux évoquant une insuffisance en progestérone : cycles courts, règles abondantes, spotting en deuxième partie de cycle (les quelques jours de spotting avant les règles vous savez ! 😉 ). Et bien que ses mécanismes d’action hormonaux restent encore mal élucidés, son usage empirique est solidement ancré. Elle s’inscrit parmi les plantes dites lutéotropes, avec une action probablement indirecte mais cliniquement observable.
Que nous dit la science exactement à ce sujet ? Quels sont les composés actifs qui pourraient lui donner cette fonction lutéotrope ?
A l’époque du Docteur Valnet (1986) on repertorie principalement les tanins, les acides ellagique et lutéique. Ensuite les Docteurs Claudine Luu et Annie Fournier nous parlent de tanins galliques et ellagiques (6-8%), flavonoïdes 2% et proanthocyanidols, acide salicylique et phytostérols.
Si on se plonge dans le Lorrain et Wikiphyto on obtient globalement ceci :
- Tanins(6 – 8 %) gallo tanins et ellagitanins : agrimoniine et lævigatine (dimères), pédunculagine (monomère), acide ellagique, sanguiine H10, castalagine, vescalagine
- Proanthocyanidols, catéchine, procyanidine trimère
- Flavonoïdesubiquitaires (2 %), glycosides et quercétol libre, kaempférol, quercétine 3-O-alpha-L-arabinopyranoside, lutéoline-7-O-glucoside
Je vous propose de faire une analyse “à l’aveugle” de ces composés (sans savoir que l’on parle de l’Alchemille):
Une plante qui contient de tels composés actifs agira sur les tissus avec une force à la fois resserrante, protectrice et modulatrice. Sa composition est proche de celle de l’Aigremoine par exemple, qui n’a aucune action hormonale. Sa richesse en tanins (notamment gallo-tanins et ellagitanins) lui confère une action astringente marquée, capable de resserrer les muqueuses, de limiter les sécrétions excessives et de freiner les petits saignements, ce qui la rend particulièrement intéressante dans les troubles digestifs comme les diarrhées ou les inflammations intestinales, mais aussi au niveau buccal ou gynécologique.
Cette base astringente est soutenue par la présence de proanthocyanidols, catéchines et procyanidines, qui orientent la plante vers une action vasculo-protectrice, en améliorant la résistance des capillaires et soutenant la microcirculation, avec un intérêt potentiel dans les sensations de jambes lourdes, les fragilités vasculaires ou les troubles hémorroïdaires.
Ensuite, les flavonoïdes tels que la quercétine, le kaempférol ou la lutéoline, viennent compléter ce tableau en apportant une dimension anti-inflammatoire douce et antioxydante, qui participe à apaiser les terrains irrités ou réactifs.
L’ensemble dessine le profil d’une plante à tropisme digestif et circulatoire, agissant comme un véritable agent de contention physiologique : elle calme ce qui s’enflamme, resserre ce qui se relâche et protège des tissus fragilisés, tout en nécessitant une utilisation mesurée chez les terrains sensibles en raison de sa richesse en tanins.
Tous ces composés ne suggèrent absolument pas spontanément un effet lutéotrope ou progestatif, car ils relèvent principalement de familles biochimiques (tanins, proanthocyanidols et flavonoïdes) connues pour leurs actions astringentes, vasculaires, anti-inflammatoires et antioxydantes, mais dépourvues d’impact direct sur l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien ; ils peuvent tout au plus soutenir indirectement l’équilibre hormonal en modulant l’inflammation ou certains processus métaboliques, sans pour autant intervenir sur la sécrétion de progestérone ni sur l’activité du corps jaune.
Alors d’où vient cette action lutéotrope ? That is THE question !
Le Dr Lorrain écrit “Propriétés lutéotropes : l’achémille régularise la sécrétion ovarienne de progestérone, facilite la sécrétion et la production lutéale, ce qui la rend cliniquement efficace dans l’endométriose et la prise en charge des troubles prémenstruels et menstruels de par son activité de type progestatif, et son action emménagogue : elle provoque, facilite et régularise les règles”.
Le Dr Morel sur wikiphyto nous dit : “Lutéinique, présente cliniquement des effets progestatifs, sans principes actifs identifiés, vraisemblable stimulation du corps jaune”
Après moultes recherches voici la conclusion : absence quasi-complète d’essais cliniques isolés pour les indications gynécologiques traditionnelles malgré plus d’un siècle d’usage empirique.
Les principales activités biologiques de l’Alchemille démontrées et validées par la science : antioxydant puissant, anti-inflammatoire, antimicrobien, cicatrisation cutanée accélérée, activité anticancéreuse (in vitro et modèles murins), vasorelaxation, réduction tension artérielle.
Le mystère reste-t-il donc entier ? En s’ajoutant à toute la magie déjà présente autour de cette “plante des alchimistes” !
Peut-être pas…
Mimétisme clinique : comment l’alchémille imite la progestérone sans en produire
Finalement je suis tombée sur une autre piste d’analyse… celle du « mimétisme clinique » de l’alchémille. La plante ne stimule pas la progestérone, elle n’en contient pas, et pourtant… elle donne l’impression que tout rentre dans l’ordre comme si cette hormone faisait enfin son travail.
En réalité, elle agit directement sur les manifestations du déséquilibre, sans passer par la case hormonale.
Quand la progestérone est suffisante, l’utérus est plus calme, moins contractile. Les douleurs diminuent, les crampes s’espacent. L’alchémille obtient ce même relâchement, mais par une action antispasmodique : elle vient freiner les mécanismes de la contraction et de la douleur. Ce n’est pas l’hormone qui augmente, c’est le muscle qui se calme.
Même chose du côté des saignements. Une bonne imprégnation en progestérone permet de maintenir une muqueuse stable, avec un flux régulé. L’alchémille, elle, agit par son effet astringent : elle resserre les tissus, « tient » les vaisseaux, limite les débordements. Le résultat est similaire, mais le chemin est différent.
Enfin, sur le terrain inflammatoire, la progestérone joue un rôle d’apaisement face à une dominance œstrogénique souvent pro-inflammatoire. Là encore, l’alchémille intervient à sa manière, avec une action anti-inflammatoire locale qui vient calmer la sphère pelvienne.
C’est précisément ça, le « mimétisme clinique » : des effets qui se superposent à ceux d’une hormone… sans que l’hormone ne soit impliquée. Est-ce que tout cela ne serait tout de même pas un peu magique ? 🙂
Et l’Alchemille chez l’homme ?
Bien que l’alchémille soit avant tout une plante du féminin, elle trouve ponctuellement sa place chez l’homme, notamment dans les cas d’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP), comme le mentionne David Winston (10).
Une utilisation plus rare, mais cohérente avec son action sur les tissus et les muqueuses.
Conseil d’utilisation de l’Alchémille
Plutôt en post-ovulatoire, car elle a tendance à bloquer l’ovulation. Et pendant les règles si saignements abondants.
Donc en tisane on partira sur 3 càs pour 75cl d’eau si on est sûr d’avoir ovulé, jusqu’à l’arrivée des règles.
Autres possibilités de dosage :
- Le Docteur Gilles Corjon conseille 5g de feuilles séchées par tasse ou 30g/litre. Porter à ébullition et laisser infuser 10 min. Boire 2 à 3 tasses/jour.
- En alcoolature : 30 à 50 gouttes 2 à 3x/jour.
Précautions d’emploi : la plante est très sûre et pas de contre-indications notables. Elle est néanmoins déconseillée en début de grossesse, et on fera en sorte de la prendre à distance d’une quelconque médication vu sa teneur en tanins.
Pour rappel : je ne suis ni médecin, ni pharmacien. Un conseil en naturopathie et phytothérapie ne remplace pas un avis médical. Ces données sont partagées à titre informatif. Toute supplémentation doit être envisagée avec l’accord de votre médecin.
Vous pouvez télécharger mon PDF gratuit sur l’endométriose ici
Références Alchémille
(1) WOOD Matthew, Traité d’herboristerie énergétique, Editions Trédaniel, 2022.
(2) CORJON Gilles (Dr), Se soigner par les plantes, Editions Jean-Paul Gisserot, 2018.
(3) VALNET Jean (Dr), La phytothérapie. Se soigner par les plantes, Le Livre de Poche, 2017.
(4) LUU Claudine (Dr), FOURNIER Annie (Dr), 300 plantes médicinales de France et d’ailleurs, Terrre vivante, 2021.
(5) LORRAIN Eric (Dr), Grand manuel de phytothérapie, Editions Dunod, 2019.
(6) MULOT Marie-Antoinette, Secrets d’une herboriste, Editions Dauphin, 2021.
(7) Küpeli Akkol E, Demirel MA, Bahadır Acıkara O, Süntar I, Ergene B, Ilhan M, Ozbilgin S, Saltan G, Keleş H, Tekin M. Phytochemical analyses and effects of Alchemilla mollis (Buser) Rothm. and Alchemilla persica Rothm. in rat endometriosis model. Arch Gynecol Obstet. 2015 Sep;292(3):619-28. doi: 10.1007/s00404-015-3665-6. Epub 2015 Feb 21. PMID: 25700659.
(8) Korun ZEU, Gocmez SS, Furat S, Sarihan KK, Eraldemir FC, Akpulat HA, Sahin D, Yildiz S. Beneficial Effects of Alchemilla vulgaris in DHEA-Induced Rat Model of Polycystic Ovary Syndrome. Reprod Sci. 2025 Jul;32(7):2453-2466. doi: 10.1007/s43032-025-01885-9. Epub 2025 Jun 23. PMID: 40550985; PMCID: PMC12270970.
(9) LECLERC Henri (Dr), Précis de phytothérapie. Thérapeutique par les plantes françaises, Masson, 1935, réedité en 2020.
(10) https://www.davidwinston.org/extracts/ladysmantle.html
Revues de littérature sur la pharmacologie et la phytochimie de l’alchémille :
Jakimiuk, K., Strawa, J. W., Tomczyk, T. M., Tomczykowa, M., Piwowarski, J. P., & Tomczyk, M. (2024). A review of the traditional uses, phytochemistry, pharmacology, and clinical evidence for the use of the genus Alchemilla(Rosaceae). Jo
urnal of Ethnopharmacology, 320, 117439. https://doi.org/10. 1016/j.jep.2023.117439 Cette méta-analyse très récente fait le point sur l’utilisation empirique de l’alchémille pour la dysménorrhée et les troubles féminins, tout en validant ses effets anti-inflammatoires et astringents liés à sa composition biochimique.
Kanak, S., Krzemińska, B., Celiński, R., Bakalczuk, M., & Dos Santos Szewczyk, K. (2022). Phenolic Composition and Antioxidant Activity of Alchemilla Species. Plants,
11(20), 2709. https://doi.org/10.3390/ plants11202709 Cet article détaille la richesse du genre Alchemilla en métabolites secondaires (flavonoïdes, tanins, acides phénoliques) responsables de la modulation de l’inflammation pelvienne et de la réduction des saignements excessifs.
Études spécifiques sur les mécanismes d’action (inhibition enzymatique, antioxydants, tanins) :
Dos Santos Szewczyk, K., Pietrzak, W., Klimek, K., Grzywa-Celińska, A., Celiński, R., & Gogacz, M. (2022). LC-ESI-MS/MS Identification of Biologically Active Phenolics in Different Extracts of Alchemilla acutiloba Opiz. Molecules, 27(
3), 621. https://doi.org/10.3390/ molecules27030621 L’étude identifie la composition précise des extraits (notamment la rutine, la quercétine et autres flavonoïdes) qui confèrent à la plante ses effets antispasmodiques et anti-douleurs en agissant de façon similaire aux anti-inflammatoires.
Vlaisavljević, S., Jelača, S., Zengin, G., Mimica-Dukić, N., Berežni, S., Miljić, M., & Dajić-Stevanović, Z. (2019). Alchemilla vulgaris agg. (Lady’s mantle) from central Balkan: antioxidant, anticancer and enzyme inhibition properties. RSC Advances, 9(64), 37474-37483. https://doi.org/
10.1039/c9ra08231j Une recherche qui met en évidence l’action inhibitrice de la plante sur certaines enzymes, expliquant ses capacités cicatrisantes et protectrices sur les muqueuses (mimant l’action de maintien de la progestérone).

